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Nanomatériaux et risques pour la santé au travail

| Publié le 10 mars 2016 | Dernière mise à jour le 5 septembre 2016
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Les produits à la dimension du nanomètre (10 -9) sont aujourd’hui très nombreux sur le marché. Nous en consommons ou nous en utilisons tous, souvent sans le savoir (produits de beauté, vêtements, équipements de sport, peintures, emballages, aliments…).

Si la dimension nanométrique confère des propriétés techniques nouvelles et innovantes, elle entraine en contrepartie des effets toxiques (notamment inflammatoires) plus importants que ceux rencontrés à l’échelle microscopique. Les nanoparticules, plus petites et dotées d’une forte réactivité de surface, pénètrent et diffusent facilement dans l’organisme via les systèmes nerveux, sanguins et lymphatiques, franchissant les différentes barrières physiologiques.

Dans les entreprises, les nanomatériaux se présentent, souvent, sous forme de poudre ultra fine exposant ainsi les salariés à de nouveaux risques professionnels : inhalation de particules de dioxyde de titane nanométrique, de nanoparticules d’oxydes de zinc, de nano silice, de nano argent, de nanotubes de carbones, de nano fibres…
Ces risques nouveaux, dits émergents, ont en commun des mécanismes d’action toxique multiples encore mal connus, un impact sur la santé insuffisamment évalué, des effets différés survenant plusieurs années après l’exposition, un lien de cause à effet difficile à établir. Pour toutes ces raisons les risques sont aujourd’hui sous-estimés et méconnus tant par le consommateur que par le salarié.
En milieu de travail de nombreux secteurs d’activité sont concernés :

  • agroalimentaire,
  • bâtiment,
  • chimie,
  • cosmétique,
  • automobile,
  • aéronautique,
  • textile,
  • électronique,
  • secteur médical…

Chercheurs, étudiants et techniciens en laboratoires de recherches mais aussi ingénieurs, opérateurs, personnels d’entretien et de maintenance sur site de production, intérimaires ou sous-traitants chargés du transport, du traitement ou de l’élimination des déchets sont potentiellement exposés.
Dans ce contexte et malgré des incertitudes, les services de la Direccte vont être amenés à intervenir auprès des entreprises productrices ou utilisatrices de ces nanomatériaux ainsi que de leurs salariés exposés directement ou indirectement, dans un rôle d’information et de vigilance fondé sur les connaissances actuelles, de repérage des risques, d’évaluation de l’exposition, de conseil de prévention.
Une surveillance médicale en cours d’activité professionnelle par les médecins du travail ainsi qu’un dispositif de suivi de leur état de santé sur le long terme, devront également être développés.
L’inscription des risques liés aux nanotechnologies dans le Plan Santé Travail 3 devrait contribuer à sensibiliser les acteurs et à améliorer le système de prévention et de suivi.

Pour en savoir plus :

Écrire à la personne référente de cette action à la Direccte

En savoir plus :

Illustration : Nanotube de carbone - Crédit Photo molekuul.be-fotolia

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