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L’enrichissement des vins : une pratique exceptionnelle et encadrée

| Publié le 1er décembre 2016 | Dernière mise à jour le 9 mars 2017
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L’enrichissement des vins doit faire l’objet d’une autorisation spécifique délivrée par le Préfet de région sur demande formulée par les différents organismes professionnels représentant les viticulteurs.

L’instruction des demandes d’autorisation :

L’arrêté du 24 juillet 2012 relatif aux conditions d’autorisation de l’augmentation du titre alcoométrique volumique nature pour l’élaboration des vins prévoit que lorsque les conditions climatiques le rendent nécessaire, l’augmentation du titre alcoométrique volumique naturel (enrichissement) des raisins frais, des moûts de raisins, des moûts de raisins partiellement fermentés, des vins nouveaux encore en fermentation et des vins peut être autorisée par arrêté du préfet de région pour tout ou partie des vins issus des raisins récoltés dans les départements de la région concernée.
Pour les vins produits au sein de la région Nouvelle-Aquitaine, les demandes déposées sont instruites par les services de la délégation territoriale INAO* Sud-Ouest, le service Vins et signes de qualité du pôle C de la DIRECCTE, en liaison avec la DRAAF*.

La DIRECCTE instruit les demandes d’autorisation d’un point de vue juridique en s’attachant à vérifier que les demandes d’enrichissement sont justifiées au regard des circonstances spécifiques, en particulier climatiques, de l’année.

Caractère exceptionnel de l’autorisation d’enrichissement

Dans la zone viticole CI dont dépendent les départements du ressort territorial de la Nouvelle Aquitaine, à l’exception des départements de la Vienne et des deux Sèvres (zone viticole B), l’enrichissement n’est admis qu’en cas de conditions climatiques particulières ayant eu un impact sur l’état de maturité ou l’état sanitaire des raisins.
La demande d’autorisation d’enrichissement des moûts est soumise à validation technique préalable par la délégation territoriale de l’INAO*.
Le service "vins et signes de qualité" du pôle C s’assure que les enquêtes de maturité sont fiables, représentatives et de nature à justifier le niveau d’enrichissement sollicité par les organismes de défense et de gestion des qualités de vins concernées.
Les parcelles de référence doivent être définies en amont pour évaluer le degré de maturité (précoce, normal ou tardif) et doivent être en cohérence avec l’aire géographique des indications géographiques en cause.
Le dossier accompagnant la demande d’enrichissement doit permettre aux services du pôle C d’apprécier l’évolution de la maturité des cépages concernés.

Malgré un contexte climatique complexe en 2016…

Les conditions climatiques de l’année 2016 ont été particulièrement complexes, marquées par un semestre très pluvieux qui a favorisé les attaques cryptogamiques de la vigne (mildiou, oïdium) puis un été chaud, très sec et des conditions de stress hydrique qui ont perduré jusqu’à la mi-septembre.
L’étude des stades phénologiques des cépages a permis de compléter ce constat par une étape de floraison atypique dédoublée en 2016 qui a occasionné une maturité exceptionnellement hétérogène sur les pieds de vigne.
Dans un contexte de chute des acidités, notamment malique, la préservation des profils aromatiques « thiolés » issus des cépages Sauvignon, Colombard ou Chardonnay pour des vins blancs qui nécessitent un niveau d’acidité maîtrisé a justifié de précipiter les vendanges avant maturité alcoolique complète sur certaines parcelles de cépages destinés aux AOC Crémants de Bordeaux, vins blancs secs AOC de Gironde, mais également vins IGP du Lot-Et-Garonne et des Landes au début du mois de septembre.

…les demandes d’enrichissement ont été à peine plus nombreuses qu’en 2015

Les professionnels ont circonscrit leurs demandes aux niveaux strictement nécessaires pour corriger les déficits de maturité.

Au 28 octobre 2016, ces demandes ont conduit à l’établissement de 24 arrêtés préfectoraux pour la région Nouvelle-Aquitaine, contre 18 en 2015.

*INAO : institut national de l’origine et de la qualité
*DRAAF : direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt

En savoir plus :

Crédit photo : Ph. Jubeau - Direccte

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