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Frelon asiatique : un point sur le risque.

| Publié le 29 mai 2015 | Dernière mise à jour le 8 février 2017
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Le frelon asiatique :Les abeilles ne sont pas les seules victimes.

On parle beaucoup des risques engendrés par ce nouveau venu en Europe pour les populations d’abeilles.

 

Il faut prendre conscience que ce frelon présente aussi un risque professionnel pour les salariés de certains secteurs d’activité !

 

Le frelon asiatique encore appelé vespa velutina ou frelon à pattes jaunes ou nigri thorax a été introduit en France en 2004 dans le Lot et Garonne par la voie du commerce dans un conteneur de poteries en provenance de Chine.

Sans ennemi naturel ni prédateur ,son territoire croît à raison de 100 kms par an. On le trouve aujourd’hui dans une cinquantaine de départements .

Depuis 2007 il est en région Limousin et cause des dégâts importants dans les ruches .

Ces sont les apiculteurs qui, les premiers, se sont inquiétés. Depuis le 26 décembre 2012 le frelon asiatique est classé comme danger sanitaire de 2eme catégorie.

 

Il fait depuis mai 2013 l’objet d’un plan national de lutte et de prévention autour des ruchers.

Bien que plus petit que son cousin européen vespa crabro, il fait peur. Quelques particularités physiques permettent de le reconnaître : ses pattes jaunes , ses couleurs plus sombres, son thorax noir ,son abdomen foncé avec une fine strie jaune, le 4eme segment de son abdomen porte une large bande orangée.

Son nid a également des particularités : il est de forme sphérique avec une entrée latérale ce qui le distingue des autres dont l’entrée est à la base ;il peut atteindre de grandes dimensions : 80 cm de diamètre,jusqu’à 1m de haut. Il est souvent situé en hauteur dans les arbres mais on peut le trouver dans des abris aérés sous les toits notamment.

Un danger pour l’Homme ?
 

Malgré les croyances Il n’est pas plus dangereux que les autres:Son aiguillon n’est pas plus long,s’il injecte autant de venin qu’une abeille, sa piqure n’est pas plus dangereuse (Toutefois son aiguillon est capable de traverser des tissus épais, des bottes en caoutchouc et piquer en profondeur ou pulvériser du venin à distance) .

Les piqures, très douloureuses, peuvent entrainer forte anxiété et agitation .Elles causent généralement une réaction locale qui n’est pas dangereuse sauf en cas de localisation au niveau des yeux ou de la bouche et en cas de piqures multiples. Cependant de fortes réactions allergiques peuvent survenir ; dans ce cas là une prise en charge spécifique doit se faire et les secours doivent être appelés très rapidement.

A NOTER : il est peu agressif spontanément sauf s’il est dérangé, auquel cas il peut attaquer en groupe et de manière virulente.

Pour l’homme au total on retiendra comme facteurs de risque les piqures multiples (très souvent rapportées par les victimes), les piqures des muqueuses et l’hypersensibilité aux piqures des hyménoptères en général (guêpes, abeilles, bourdons, frelons).

En Limousin les incidents liées aux piqures des hyménoptères ne sont pas comptabilisés, néanmoins le service des urgences du CHU de limoges compte chaque année prés de 50 cas de choc anaphylactique .Sur le plan professionnel les services de l’inspection du travail ont fait remonter une augmentation du nombre et de la gravite (1 décès ) des accidents du travail liés à des piqures par le frelon asiatique. Entre 2011 et 2012, 12 accidents du travail ont été enregistrés et un décès est survenu chez un ouvrier du BTP.( Il s’’était enfermé dans sa cabine pour tenter d’échapper à l’assaut de frelons asiatiques qui avaient été dérangés).

Ces accidents sont chaque fois survenus lors de travaux de plein air effectué par divers professionnels : agriculteurs, forestiers, horticulteurs, agents d’entretien des espaces verts ou des voies ferrées, paysagistes, couvreurs…

Les médecins du travail de la région et infirmières des services de santé au travail ont été sensibilisés à ce risque professionnel émergent .

 

Un affichage sera mis en place dans les entreprises et cabinets de médecine du travail ou de médecine préventive.

 

Des plaquettes d’informations seront prochainement distribuées lors des visites médicales pour les professions à risque. Ces plaquettes comportent des photos explicites, un descriptif simple ainsi que des conseils en matière d’organisation des secours et de conduite à tenir en cas de piqures.

Des actions de formation à la sécurité et à celle des secouristes seront également réalisées dans les entreprises ciblées et les collectivités territoriales.

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Notes

[1Photos de Quentin Rome (MNHN) avec son aimable autorisation

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